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dimanche 15 juillet 2012

Les Pieds Niqués, marcheurs sans papiers

En 2001 (je crois), MFRE a participé à un grand mouvements de demande de régularisation de sans papiers, qui ont décidé de faire parler de leur cause en reliant à pied Toulouse à Paris.

Grande marcheuse et associée à leur cause depuis longtemps, MFRE a rejoint à Limoges ces "Pieds niqués" (comme certains d'entre eux s'étaient baptisés) et a parcouru avec eux plusieurs étapes de leur périple, pour se retrouver, si je me souviens bien d'abord à Saint Denis où ils étaient hébergés, puis à Paris, où ils ont fini par occuper le siège du Parti Communiste, place du Colonel Fabien, pendant, je crois au moins 2 jours, avant d'en repartir (sans en être chassés, mais sans avoir obtenu du PCF de soutien particulier, il me semble).



Pendant la nuit d'occupation du PCF, MFRE m'avais demandé de lui apporter quelques victuailles, car ils n'avaient absolument pas été "reçus" d'une quelconque façon par les instances du parti, assez héberlués, visiblement de cette action.

Elle m'avait demandé des pommes et j'avais joint un livre sur l'histoire des femmes en politique écrit par mon ami William Guéraiche. J'avais mis le tout dans un sac à dos vert, en référence à
la très belle chanson d'Alain Souchon "C'est déjà ça" ("Soudan, mon Soudan, dans mon sac vert, il y a de l'air, et c'est déjà ça"), que MFRE aimait particulièrement, et que je vous propose d'écouter ici :



Je n'ai aucune coordonnées de ses amis marcheurs, qui avaient pour une part passé quelques jours et nuits dans mon appartement de Paris. Je me souviens d'un certain Shérif, qui a appelé maman à Limoges, après son décès, a appris sa mort de la bouche de mon père Pierre et en était, m'a-t-il rapporté, effondré.

Si certains d'entre vous savent ce que sont devenus ces marcheurs, j'aurai plaisir à le savoir.

Jean-Baptiste.

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