Marie-France a beaucoup voyagé, beaucoup transité, de gares en gares, entre Limoges, Saintes, Bourges, Paris...
Je ne sais pas si elle aimait ça ; elle se transportait de son lieu de vie à ses lieux d'interventions, ses amis, ses associations, ses "militances" (comme dit Robert, son poète de beau-frère), mais je crois qu'elle appréciait aussi ces errances.
Au cours de ses déplacements, éternelle nomade, elle liait de profondes relations avec des gens de passage, des rencontres, des passants ou des belles personnes, des sans voix ou des parleurs.
Elle entretenait beaucoup ses contacts, à coup de missives, de mots laissés ici ou là, d'appels, d'écoutes, de conversations inopinées.
Je me souviens de la kiosquière du quai de la gare d’Angoulême,
avec qui elle s'est liée, et
